Bienvenue!

Le temps du départ a sonné... je reprends la route.....
Après de trop longs mois qui me séparent de mon dernier voyage, mon sac à dos sera bientôt aussi chargé que les batteries de mon appareil photo, prêts à m'accompagner de nouveau sur les chemins de traverse, à la rencontre des enfants, des gens, de la vie.

Pendant 6 mois, j'avais repris le rythme de l'usine; plus dans la peau du cadre stressé, pas à la chaîne non plus, non, mais au photocopieur. Les copies vertes, les dossiers jaunes, le café noir... Et malgré les formidables rencontres que j'ai faites dans cette petite PME douaisienne, cette vie n'était plus pour moi. Je le savais. Je l'avais décidé. Ils le savaient tous. Je gardais les yeux rivés sur l'échéance, un mois de Mars 2008 qui me semblait désespéremment loin, et qui a finalement entamé bien vite sa course folle contre le temps.

Dans deux jours, je serai à Istanbul, point de départ de ce nouveau périple qui me mènera, Inchalla, aux portes de l'Inde....

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Dimanche 4 mai 2008
Dimanche 4 mai 2008


Il est 11h. A l’ombre dans la chambre, sous le ventilateur en position maximale, il fait 32 degrès.
Je reste un peu sur ma fin, pas à cause de la qualité très moyenne du téléchargement, mais parce qu’il manquait les dix dernières minutes du film.
J’éteins l’ordinateur et le repose sur le bureau, à côté des spirales anti-moustiques et du pot de nescafé. Assise sur le lit, je regarde par la fenêtre, les murs de béton, les plantes vertes disposées autour du carré d’herbe au centre de la cour, la terrasse du niveau supérieur où sèche du linge.
Les casseroles en métal tintent, et les odeurs de cuisine arrivent jusqu’à moi. Ça sent la vieille huile chaude et les oignons frits.

Le film m’a mis en appétit, et malgrè la chaleur, je donnerais cher pour une assiette de carbonnade avec des frites grasses, ou des toasts au maroilles, même trempés dans la chicorée au petit dèj.
Soupir de résignation… le carillon s’est tu, les cloches se sont envolées, emmenant avec elles toute l’illusion dans laquelle, 90 minutes durant, j’étais plongée avec délice….

Tout autour de moi avait alors disparu ; je n’étais plus dans cette chambre sans âme, je n’entendais plus les braillements de ces deux gamins capricieux, ni les klaxons continus des trains qui, régulièrement, longent les murs de la guest house.
Je ne sentais plus les mouches se poser sur moi, ni la sueur traverser mon tee-shirt et me coller au drap.
J’étais quelque part sur une grand’place, une bruine légère perlant sur mes cheveux, et cette sacro-sainte odeur de friture me léchant les narines, il me prenait l’irrésistible envie de plonger mes mains dans un cône volumineux en papier glacé auréolé de tâches translucides que les grains de sel finissent toujours par déchirer.
Je m’imaginais déjà me brûler les doigts, d’avoir négligé la petite fourchette en plastique, parce que quoi qu’on en dise, les frites grasses ne révèlent pleinement leur saveur qu’entre le pouce et l’index.

Fin de l’histoire, le décor a été désossé, et du rêve de frites ne reste qu’une legère vapeur d’eau à la bouche…
Nostalgie culinaire du voyageur, où quand le pittoresque laisse place à la lassitude, il ne reste plus grand chose au fond de l’assiette.
Ce n’était pourtant pas le sujet principal du film, mais au delà des rues pavées, des flêches de beffrois pointées vers les nuages, c’est cette effluve si familière émanant de l’baraque à frites qui m’aura le plus marquée…
Face à quoi la piètre carte du restaurant de la guest ne fait pas le poids…
L’idée de currys ne me charme pas, pas davantage celle du riz ou des nouilles sautées dans de l’huile noire, et à vrai dire, avec cet arrière goût de pommes de terre fondantes dont se remémorent vaguement mes papilles, rien ne saurait vraiment faire l’affaire.

Alors mon regard se tourne vers la table basse, devenue depuis quelques jours mon petit cellier à ciel ouvert.
Quelques crackers salés, du pain de mie en tranches, un pot de processed cheese auquel la traduction de fromage ne convient guère, un reste de pistaches, trois concombres, un demi kilo de tomates et une poignée de citrons verts.
La température ambiante et l’achalandage des magasins ne m’en autorise pas bien davantage.

Alors j’oublie les frites, calme cette illusion d’appétit avec un modeste sandwich au concombre, comme hier, comme demain.
Une cuillère à soupe de cette pâte insipide qu’ils osent appeler fromage, des rondelles de concombres et de tomates –si mon estomac le consent, ce qui n’est pas le cas aujourd’hui-  et une pincée de sel.
Je m’interdis de penser encore aux frites, car leur souvenir pourrait appeler celui d’une salade verte croquante, avec du vinaigre et des échalottes, et quelques dés de vieux hollande. Ce qui serait fort torturant, et bien inutile.
Je mords dans mon sandwich, pas trop fort, car de toute façon le pain est mou. Comme les concombres.
Je me souviens de la première bouchée de ce genre, il y a bien quatre jours de cela.
Je me rappelle au souvenir délicieux de la croquante pitance, de son côté modeste mais providentiel ; dans ce pays qui manque cruellement de fraîcheur, où tout se doit d’être bouilli, mijoté, mélangé, ramolli, frit, fricoté, fricassé… quelques tranches de concombre et un peu de sel sur une tranche de pain devient un véritable mets de choix.
Vous m’imaginez certainement sur un coin de rue à manger des samosas dans un bout de papier journal, ou la main dépeçant avec habileté un chapatti encore chaud avant de le tremper dans un channa masala ou autre curry du genre, et qui plus est, vous imaginez probalement que j’aime cela.
Il y a un temps pour tout.
Là je mange des sandwichs au concombre dans ma chambre, en regardant des films illégalement téléchargés* et en rêvant de manger une plâtrée de frites grasses.






* mes plus plates excuses à Mister Boon, mais je n’ai pas trouvé le dvd en vente ici… Et je tiens à lui signaler que si ça n’avait pas été un tel succès, j’aurais attendu d’être rentrée avant de le voir… 
Vendredi 2 mai 2008
ça y est......

les premières photos sont visibles sur le blog.....

au programme: Turquie, Iran, Pakistan ....

j'attends vos commentaires!!

Jeudi 1 mai 2008
Jeudi 1er mai

il est presque 20h  et j'attends ma bière. Je me suis installée sur le salon de jardin en plastique, face au petit carré de verdure au centre de la guest house, avec mes pistaches turques amoureusement gardées pour un moment comme celui-ci.
Je suis encore une fois exténuée après cette nouvelle journée de travail. Parce que tous les matins depuis que j'ai posé les pieds à Amritsar, je vais bosser...
Le réveil est toujours un peu difficile, alors je mets ma montre à sonner deux fois, car la première sonnerie de 5h45 ne suffit pas à m'arracher à mon sommeil.
La douche achève de me réveiller, fraîche et revigorante, j'ai d'ailleurs presque froid quand, encore trempée en sortant de la salle de bain, je retrouve le ventilateur réglé à pleine puissance.
Je branche ma petite résistance électrique et la plonge dans un verre d'eau pour préparer mon thé. J'aime le chai indien, mais à cette heure matinale, je lui préfère un thé vert du Pakistan, plus léger.
En attendant que l'eau se mette à bouillir, je compte les nouveaux impacts : malgré le ventilateur et la spirale qui a enfumé la chambre toute la nuit, les moustiques sont voraces…
L’eau frémit. Je débranche la pris et plonge une pincée de thé dans le verre. J’aime voir les feuilles se déplier doucement, et retrouver leur forme avant de tomber dans le fond. Une cuillère de sucre, je mélange et le laisse refroidir pendant que je vérifie mon sac photo une dernière fois.
Batteries chargées, cartes mémoires vidées, réglages prêts pour capter les premières lueurs du jour. Je suis parée.
A 6h30, je suis dans la rue et interpelle un cyclo-rickshaw. A coups de pédales énergétiques, je me laisse emmener, les fesses serrées sur le sky trop dur de la banquette, manquant de perdre l’équilibre à chaque trou sur la chaussée.
J’aime ouvrir les yeux sur les premières animations du jour. La plupart des échoppes sont encore fermées, les tas d’ordure fument et les vaches s’en délectent.
Les vendeurs de journaux viennent s’approvisionner en nouvelles fraîches sur une petite place et repartent en vélo, lourdement chargés de liasses encore ficelées qui iront s’éparpiller dans toute la ville ; des camions débordants de cannes à sucre se délestent sur de nombreux chariots, qui eux aussi partent dans toutes les directions pour pouvoir offrir un jus doux et parfumé au gingembre et citron vert ; les producteurs de fruits et légumes vendent leurs récoltes, qui viendront enrichir les étals des marchands de quartier.
C’est toute une vie qui se prépare pour une nouvelle journée tumultueuse, une organisation sans faille qui se met en place avant le chaos.
Et c’est aussi l’heure des premiers écoliers….
Après deux journées à photographier le temple d’or, ce sont eux que j’ai suivi ce matin, et que je retrouverai demain de bonne heure.
Je passe ainsi environ deux heures de boulot intensif, courant derrière les rickshaws, cherchant l’arrière plan, le mouvement, l'expression, la couleur…. Jusqu’à ce que les écoliers ne désertent les rues et que la lumière ne se fasse trop écrasante. Et que la chaleur ne devienne insupportable….
Il est alors temps de regagner ma chambre et son décor de verdure ombragée. A l’heure où les autres pensionnaires s’apprête à commencer leur journée, la mienne est déjà bien entamée. Presque finie…. Puisque compte tenu de la chaleur et de la lumière, je ne ressortirais pas avant la fin d’après midi. Vers 17h.
Entre temps, je passe mes heures entre infusions et sandwichs au concombre, à décharger et trier mes images, vider mes cartes mémoire et remplir mon ordinateur de centaines de nouvelles photos d’enfants.
Je dois faire preuve d'organisation, et surtout ne pas me laisser déborder par les images qui s'accumulent...
J'en ai déjà plus de 600 en trois jours, et à ce rythme, si je ne travaille pas au jour le jour, il me faudra des mois entiers pour les répertorier. Alors je m'y attèle sans relâche. Ou presque. Je les classe par mots clés, par couleurs dominantes, leur attribue des notes, des étoiles ou un aller simple vers la corbeille, je les jauge, les compare, avec un regard qui s'affûte de jour en jour, qui devient plus exigeant, plus critique...

En passant la frontière indienne, j’ai retrouvé le plaisir de photographier, et je réalise encore une fois qu’avoir un appareil photo dans les mains ne suffit pas… dans l’ambiance chaleureuse et conviviale des rues d’Amritsar, où les visages s’éclairent de sourires, je retrouve ma confiance…
En passant la frontière indienne, j'ai un peu quitté le voyage... c'est le travail qui a repris le dessus, et 1er mai ou non, je suis à mon poste en temps et en heure...

Mercredi 30 avril 2008
mercredi 30 avril 2008

back to India

Après trois jours d’intense inactivité pakistanaise, rien ne pouvait me motiver davantage que de retrouver l’Inde. Surtout quand, de l’autre côté de la frontière, c’est Amritsar qui m’attend… la découverte de cette ville avait été une des plus belles surprises de mon dernier voyage, un de mes meilleurs souvenirs photographiques également. Le temple d’or et son ambiance incroyablement relaxante, tranchant avec l’animation rocambolesque des rues environnantes, où la vie indienne bouillonnait dans toute sa splendeur.
Plus qu’une frontière à passer, quelques dizaines de kilomètres à peine, et je retrouverais enfin l’Amritsar de mes souvenirs, et… l’Inde si chère à mon cœur…
Quelques kilomètres, et mon objectif sera atteint je pourrais voyager sereine, sans plus questions de visas, de lois islamiques, d’escorte policière ou de jets de pierre…
Et dès la frontière, souffle comme un vent de liberté… je la traverse avec un americain, et une fois les formalités passées, on s’installe pour boire une kingfisher fraîche… c’est ma première bière depuis si longtemps… pas besoin de se cacher dans une chambre comme pour la vodka iranienne, pas besoin non plus de permis comme au Pakistan.. un verre de bière en terrasse, avec une cigarette, même les pieds dans la poussière, c’est irremplaçable…
Je retrouve vite mes marques indiennes, des paquets de biscuits Hide and Seek à l’antimoustique Odomos, les têtes qui dodelinent et les rickshaws jaunes, les billets crasseux et les vendeurs de chai, comme si je n’avais jamais quitté le pays…. Et pourtant, étrangement, je n’arrive toujours pas à me promener tête nue dans les rues… j’ai sans doute été trop conditionnée, au point d’en devenir pudique des cheveux…. Il va me falloir sans doute un peu de temps pour m’acclimater, car il me semble avoir été plus marquée que je ne le pensais…
Je redécouvre l’Inde avec un regard différent, éblouie par les couleurs chattoyantes dont j’avais presque oublié l’existence, et qui se résumaient depuis trop longtemps à des nuances de gris et de noirs, de sable et de poussière ; je retrouve les femmes, ouvertes et souriantes, parées de bijoux d’or et de tissus acidulés, comme un appel à la vie…..
Et j’y reprends goût….
La légèreté me manquait, j’ai l’impression de pouvoir souffler à nouveau, de pouvoir être moi-même sans me demander sans cesse si j’ai le droit, si je peux, si je dois…
Je rentre en Inde comme on entre dans la danse, pleine de joie, libre de tout mouvement, les pieds effleurant à peine le sol…






Dimanche 27 avril 2008
Dimanche 27 avril

Un autre monde

Troisième réveil à Lahore. Le temps semble s’être arrêté, et pourtant, du haut du toit de la Regale Internet guest house, je ne le vois pas passer.
Comme le hasard fait parfois bien les choses, j’ai trouvé au fond d’une petite ruelle sale et encombrée de Lahore tout ce dont j’avais cruellement besoin. Et bien plus encore…
J’étais tellement amorphe en descendant du train, tellement vidée de toute énergie, que je n’avais pas vraiment envie de chercher une guest pendant des heures. j’ai sorti de ma poche la photocopie de la carte de la ville, regardant rapidement la liste des hôtels, et portant mon choix sur le Regale Internet Inn pour la simple raison qu’avec un nom pareil, je n’aurais à priori pas à chercher bien loin pour aller voir mes emails…
Difficile à trouver, coincée entre un tailleur, un petit boui-boui aux immenses gamelles noires, des motos parquées de manière anarchique ; le petit escalier obscure mène à une agence de voyage, avant de conduire à ce qui m’est apparu soudain comme le paradis sur terre….
Pourtant, le décor ne paie pas de mine, un peu fâné, terne et sombre comme on peut s’y attendre, mais caché derrière le bureau de la réception, Malik semblait m’attendre avec un large sourire de bienvenue et m’a invitée à m’asseoir en me tendant un verre d’eau fraîche…
Sans le savoir, je venais de mettre les pieds dans le repère de backpackers de Lahore… je l’ai vite compris à l’accueil qui m’a été reservé et à la bibliothèque bien fournie en livres de toutes les langues, avant même de croiser les premiers pensionnaires.
Et puis je les ai rencontré. Sur le toit, affalés dans les fauteuils sous l’air brassé vigoureusement par un ventilateur. Quelques plantes vertes éparpillées sur la terrasse, un étrange dessin peint sur le mur, deux tables basses, un jeu de carambole, et deux fils tendus pour faire sécher le linge. Il ne m’a fallu guère plus de temps que celui d’une douche pour rejoindre la troupe végétante, et devenir à mon tour, plante parmi les plantes….
Je retrouve avec un plaisir incomparable un lieu de rencontres, des voyageurs comme moi, ou tout au moins, des gens qui me ressemblent plus que les talibans de Quetta…
La Regale est un carrefour où tous les chemins semblent mener, certains vont comme moi en Inde, où en viennent, d’autres arrivent de Chine, du Kirgzistan ou d’Iran, les uns s’apprêtent à rejoindre la fraîcheur des montagnes et les autres l’air brûlant du désert…. C’est si bon de pouvoir partager nos expériences, nos découvertes émerveillées comme nos difficultés passagères ; on s’échange des informations et de l’argent, des livres et des cartes, du thé d’Iran contre du poivre indien, toujours, inlassablement, affalés sous le ventilateur….
Il fait si chaud que c’est bien là le seul endroit où l’on se sente bien…. Et quand vient l’heure d’une des trop nombreuses coupures de courant quotidiennes, l’idée d’en bouger est plus insupportable encore…..
Je suis tombée dans le piège…. Moi qui, nouvelle arrivante, regardait les « anciens » avec un petit air d’incompréhension, convaincue que je ne faisais pas partie de ces oisifs croupissants, je suis passée moi aussi maître en l’art de ne rien faire, en bien moins de temps qu’il n’en faut pour le dire.
Traîner les pieds de la chambre à la douche quand la première coupure de courant matinale rend toute tentative de sommeil impossible, puis de la douche à la cuisine pour la préparation d’un petit déjeuner sommaire, et enfin de la cuisine aux fauteuils, changeant de temps à autre de position pour éviter le soleil, ou se refaire chauffer un peu d’eau pour le thé…
On se fait part de nos plans pour la journée, enfin pour la fin de journée car ce n’est que vers 17h que la température s’avèrera propice à une éventuelle sortie.
On sourit, rien qu’à entendre les projets des uns et des autres, sachant fort bien que, pour la grande majorité, ils seront finalement remis au lendemain…
Accessoirement, on fait une expédition au petit supermarché du coin de la rue, et même si la mise en route est bien souvent difficile, on sait qu’au moins on sera récompensé par la climatisation…
On va parfois jusqu’à traverser la grande avenue pour aller acheter des légumes, en passant par le marchand de glace, et en revenant par celui qui vend des pains croustillants cuits sur la pierre de son tandoor.
Voilà à quoi se résume ma découverte de Lahore… et presque la moitié de mon séjour au Pakistan…
Mais c’est réellement le break qu’il me fallait, au point de ne plus m’en sentir coupable….
J’avais besoin de repos, et si le corps peut se contenter de peu, l’esprit, lui, exige davantage… un endroit agréable, où l’on se sente à l’aise et en sécurité, où les tensions peuvent enfin se libérer et se révéler par la même occasion…
Même en venant d’horizons différents, nous avons ici tous au moins ce point commun… reprendre des forces pour pouvoir continuer la route…
J’ai bien essayé de me persuader de bouger, de partir découvrir la ville pour me faire une idée différente du Pakistan que j’ai vu jusqu’alors, mais à quoi bon…..
Je savais en passant la frontière que je ne ferais que traverser le pays et que je ne pourrais de toute façon prétendre le connaître ; je savais déjà que j’allais passer à côté de bien des choses… mon but était cette fois d’arriver en Inde par la route, et j’y suis presque… que vouloir de plus que d’atteindre son objectif, si ce n’est d’être en forme pour pouvoir jouir pleinement de son succès ?
Je suis heureuse de retrouver l’Inde bientôt, heureuse et fière du chemin parcouru, et comblée de pouvoir accéder à ce moment de break hors du temps, hors du voyage….
Je ne suis pas au Pakistan, je ne suis pas à deux pas d’un bâtiment anéanti par une bombe il y a à peine deux mois, ni en pleine manifestation de jihads ; je suis juste dans un lieu agréable et familier avec des amis ; et quand, tout à l’heure, on ira faire les courses pour le festin de ce soir, on sera encore une fois presque surpris de voir des rickshaws qui klaxonnent au milieu du traffic. Alors on fera vite le plein de provisions, avant de retourner dans notre monde à part…

Merci de votre visite!


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Amélie, Lilloise, 28 ans... ou comment une jeune cadre d'entreprise
pleine d'avenir lache tout pour un sac à dos, un appareil photo
et une chambre d'hôtel à 100 roupies..

Bienvenue dans mon aventure!

Suivez-moi sur les chemins d'Asie, mes coups de coeurs,
mes coups de blues, mes coups de calcaire...
 
 

 

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